Submitted by admin on Thu, 12/28/2017 - 20:52
mine ouverte

L’ONG estime que cela constitue un crime commis contre le peuple congolais dont la majorité vit en-deçà d’un dollar par jour.
Dans un communiqué publié le week-end dernier à Lubumbashi, le CJR a appelé le gouvernement congolais à cesser de brader les concessions minières. L’organisation s’est appuyée sur des révélations contenues dans le rapport d’Africa progress panel (APP) sur la gestion des ressources naturelles en Afrique en général et en RDC en particulier.

Pour le CRJ, cette situation devrait faire l’objet d’enquêtes notamment par le Parquet général de la République pour déterminer les coupables qui doivent être traduits en justice. Dans cette optique, l’ONG basée à Lubumbashi a recommandé au Parlement l’interpellation du ministre des Mines afin qu’il s’explique sur les révélations contenues dans ce rapport. Cependant le président de la République a été appelé à s’impliquer personnellement dans cette affaire en faisant une déclaration publique pour soutenir les enquêtes, qui seront menées par le PGR, et à ordonner l’arrestation et la poursuite de toutes les personnes qui seront reconnues coupables.

Cinq grands contrats de vente

Le rapport d’APP cité par cette ONG fait, en effet, une analyse de la vente de cinq grands contrats de concession minière par la RDC. CJR a noté que ces transactions, effectuées entre 2010 et 2012, ont concerné les parts que la Gécamines détenait dans les sociétés Comide, Sodifor, SMKK, Kansuki et Mutanda ayant toutes leurs sièges d’exploitation à Kolwezi, dans le Katanga.

 

Selon ce rapport, ces accords qui se sont passés entre la Gécamines et les sociétés immatriculées, pour la plus part d’entre elles, dans les îles vierges britanniques ont fait perdre à l’État congolais un total de 1,355 milliard de dollars américains. « Aucun pays n’illustre mieux l’importance des coûts liés à l’opacité du négoce des concessions que la RDC. La privatisation du secteur minier de la RDC a été marquée par une réelle culture du secret, des accords informels et des allégations de corruption », ont déclaré les auteurs du rapport cités par l’ONG, qui a insisté sur l’opacité de ces ventes.

Africa Progress Panel, note-t-on, est un groupe constitué  de dix personnalités éminentes issues des secteurs privé  et public. Son rapport 2013 sur le progrès en Afrique a été publié le 10 mai.

Le CJR, par contre, est une organisation de promotion et de défense des droits de l’homme basée à Lubumbashi au Katanga. Il est membre de plusieurs plates-formes dont la Coalition congolaise pour la justice transitionnelle, la Coalition nationale pour la Cour pénale internationale, la plate-forme pour la promotion et la protection des droits économiques, sociaux et culturels, et du Réseau pour la réforme des services de sécurité et la justice. Le CJR fait aussi partie de la Coalition pour la cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Sources: http://www.diascongo.com