Submitted by admin on Thu, 12/28/2017 - 21:53

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Ministre National des Mines et à l’initiative de la coopération allemande, il s’est tenu dans la ville de Lubumbashi, province du Haut-Katanga, dans la salle de Kalubwe Lodge, du 20 au 21 avril 2017, un atelier technique sur la production du cobalt en RDC.
Après la présentation du programme de l’atelier par le Modérateur, M. Jean Marie Noiraud, suivie de la présentation de chaque participant, un mot de bienvenue a été prononcé au nom de la coopération allemande par Monsieur Uwe NAEHER, Directeur du Projet « Certification des minerais de la filière stannifère et aurifère » BGR/RDC et par le représentant de l’IDAK. Ensuite, M. Joseph IKOLI, Directeur du cabinet adjoint de Son Excellence Monsieur le Ministre National des Mines, a salué l’initiative de la coopération allemande ainsi que de l’IDAK (Plateforme de dialogue sur l’investissement durable) pendant son discours d’ouverture. En ajoutant qu’une réponse nationale et durable, concerné à tous les niveaux, était nécessaire afin de rendre le secteur minier en RDC exempt du conflit et des violations des droits humains, l’atelier technique a été déclaré ouvert.

Justification de l’atelier :
Dans un contexte où plusieurs rapports décrivent des conditions de travail non décentes, le travail des enfants dans les mines artisanales, la filière de cuprocobaltifère en RDC risque une perte de réputation sur le marché international. Comme réaction, le gouvernement congolais, les industriels ainsi que les acheteurs internationaux et les utilisateurs finaux ont pris des mesures afin de combattre ces-dits problèmes.

Cependant, ce débat et ces mesures ne considèrent pas suffisamment la perspective des parties prenantes en RDC. Cet atelier cible à résorber cette carence, tout en
évaluant la situation réelle sur terrain. Les perspectives étant l’élaboration et l’identification des stratégies et leviers ainsi que l’empêchement de l’affectation du
problème de travail d’enfants au secteur minier seul mais plutôt le traiter comme problème multisectoriel.

Avant l’atelier, une mission de terrain a été menée par une équipe d’experts, en vue d’observer la réalité sur terrain. En conséquence, des modèles des structures
commerciaux, c’est-à-dire les variétés des chaines d’approvisionnement dans la filière cobaltifière en RDC, ont été définies sans prétendre d’être exhaustif. Cette variété signifie qu’il n’y aura pas une solution globale pour le secteur en entier mais qu’il fallait plutôt trouver des stratégies particulières.

Le programme de l’atelier a été subdivisé en deux panels, le premier servait à la description des mesures déjà prises par rapport aux conditions décrites ci-dessus,
premièrement par le gouvernement congolais qui a établi une commission interministérielle visant à mettre fin au travail d’enfants dans trois ans. Ceci a été suivi
par la présentation d’une stratégie de lutte contre le travail des enfants menée la plateforme multitacteur du dialogue pour les investissements durables au Katanga
(IDAK) ainsi que le point de vue internationale (Fairphone, RCS, Huayou) sur le sujet de cet atelier. Concrètement des stratégies à s’aligner aux directives de l’OCDE et des mesures à mieux tracer le produit ont été présentées. Celles-ci ont été complétées par la description des initiatives internationales ainsi que la législation nationale et internationale sur l’exploitation des minerais, c’est-à-dire les mécanismes de certifications, la mise en oeuvre des devoirs de diligences (OCDE) et le cadre légal du fonctionnement de la traçabilité. Dans le cours du débat, qui a suivi le premier panel, la plénière a souligné les insuffisances dans la formalisation du secteur artisanal, dont l’exploitation illicite, pas encadrée, empêchant ainsi l’éradication de ces carences. Ajoutée à ce sujet, la nécessité d’instituer des zones d’exploitation artisanale viable a été mentionnée.

Le deuxième panel contenait les présentations d’une part, sur le potentiel d’une extension du système de certification CTC, déjà établi dans le secteur de 3T et l’or en
RDC, à la filière cuprifère et d’autre part, la société Kibali/ Randgold a décrit son expérience dans la problématique de la présence des ASM dans ses PEs, avec
comme approche le dialogue avec toutes les parties prenantes, impliqués dans cette problématique, à savoir le gouvernement national et provincial, la société civile ainsi que les institutions étatiques de la place. La stratégie consistant à la relocation des coopératives minières vers les ZEAs instituées a cet effet conformément aux
dispositions légales dans la matière.

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